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Cheerleader, cheerleading : tout savoir sur ce sport américain

Si tu es fan de séries et de cinéma « made in USA », tu as forcément déjà croisé au moins une douzaine de fois la figure emblématique (et totalement caricaturale !) de LA cheerleader. Heureusement pour elles, les cheerleaders ne ressemblent pas exactement à ça dans la vraie vie… D’autant que les cheerleaders ne sont pas forcément des filles…

Cheerleader, cheerleading… Qu’es aquò ?

La cheerleader est régulièrement confondue avec la pom-pom girl. En réalité, la pom-pom girl appartient à la grande famille des cheerleaders, mais tou(te)s les cheerleaders ne sont pas des pom-pom girls. Ce n’est pas clair, peut-être ? Alors, commençons par le commencement…

Aux USA, on ne plaisante ni avec le football américain ni avec l’honneur de son université. Au 19ème siècle, les universités (fréquentées exclusivement par des mâles blancs, rappelons-le) s’affrontaient déjà régulièrement au foot. Et fatalement, pendant que ça se fritait sur le terrain, ça se maravait sévèrement dans le public.

Histoire de canaliser cette agressivité et de la transformer en énergie positive (et de ne pas avoir à rebâtir les gradins à chaque match), l’idée a été lancée : et si on disait qu’à partir de maintenant, on encourageait plutôt son équipe en scandant des slogans pleins d’entrain ? « On », c’est surtout un certain Thomas Peebles, de l’université de Princeton, qui a organisé le truc.

Au 20ème siècle, les universités américaines ont vu débarquer de nouveaux individus étranges qu’on nommait les femmes. Certes, il était exclu de les laisser représenter l’honneur de l’université sur le terrain, mais il est apparu qu’en bord de terrain, elles pouvaient toujours encourager les athlètes. Et pour que ça fasse plus joli, on les a armées de pompons.

1906 Université de Cornell, NY

Ainsi naquirent la pom-pom girl et BEAUCOUP de clichés qui ont la peau dure plus d’un siècle plus tard. Il faut dire qu’au fil des décennies (et surtout après la Seconde Guerre mondiale), la pom-pom girl a fait du cheerleading SON domaine. Et comme entre temps, elle avait renoncé au corset et à la jupe longue pour enfiler une jupette et un justaucorps… un poil de sexisme aidant peut-être, l’idée a germé que le cheerleading devait être un truc de gonzesses

Ainsi est née l’un des personnages les plus emblématiques de la télévision et du cinéma américains : la cheerleader-blonde-à-forte-poitrine, dénuée de neurones, mais très imbue d’elle-même, car non seulement elle se trémousse bien, mais en plus, elle sort avec l’un des joueurs de l’équipe qu’elle encourage (souvent le capitaine). Ce qui ne la rend pas forcément très sympathique.

Heureusement, on voit rarement une cheerleader survivre à un serial killer dans les films d’horreur. Et c’est toujours la brunette discrète qui remporte le coeur du beau mec dans les comédies romantiques. Comme quoi, Karma is a bitch… Voyons le bon côté, cette accumulation de clichés a donné lieu à une scène d’anthologie :

 

Les cheerleaders in real life

Brisons le mythe : les cheerleaders ne sont pas particulièrement stupides. D’ailleurs, contrairement aux idées reçues, les cheerleaders ne sont pas uniquement des filles. Il reste des gars pour résister encore et toujours, et pour s’adonner à cette activité vraiment sportive.

Car non seulement les cheerleaders donnent de la voix en exécutant une chorégraphie en bord de terrain, mais ces véritables gymnastes se livrent à des acrobaties nécessitant un entrainement rigoureux. Autant dire les cheerleaders sont de véritables athlètes qui n’ont rien à envier à ceux qu’ils encouragent.

Fun Fact

Pas moins de 3 présidents américains ont exercé l’activité de cheerleader : George W. Bush, Dwight Eisenhower, et Franklin Roosevelt.

Tu veux voir une équipe de cheerleading à l’œuvre ? Les cheerleaders encouragent principalement les équipes de football américain et de basket. Du lycée à l’université, la plupart des établissements américains ont leur propre équipe de foot et/ou de basket (tout dépend de la taille de l’établissement).

Et là, on retombe dans le bon gros cliché. Cette fois, c’est celui de l’étudiant stupide et baraqué qui ne peut compter que sur ses capacités sportives pour aller à l’université. Autant dire qu’il est sous pression, d’autant qu’il est toujours envisageable qu’un recruteur lui offre une chance de passer pro.

Sache que la pression est réelle et qu’elle vient souvent de l’établissement, car la plupart de ces équipes sportives sont sponsorisées. Aux USA, dès l’école secondaire, on joue donc pour gagner, pour l’honneur et pour les dollars. Les cheerleaders ont donc une vraie mission à accomplir : il faut que les joueurs ramènent la coupe… et le fric, baby!

D’ailleurs, crois-moi, crois-moi pas, les équipes de cheerleaders sont elles aussi sponsorisées… Et guess what ? Tout comme il existe des joueurs de football américain pros, il existe des équipes de cheerleaders pros !

Le cheerleading : un sport américain ?

Si Hollywood a popularisé la version bimbo de la cheerleader, le Japon n’est pas en reste. Dès l’arrivée des premiers Anime, la France a découvert ces étudiants en uniformes, portant généralement un brassard (et éventuellement une cravate autour du front, en guise de bandeau…), qui gesticulaient dans les gradins. Ce sont les ōendan, et ce sont les équivalents nippons des cheerleaders américains. Il est à noter qu’aux USA, les cheerleaders encouragent assez rarement les équipes de baseball… alors que c’est le sport de prédilection des  ōendan.

©Jorge Hernández Valiñani

Eh oui : non seulement l’activité est mixte au Japon, mais il existe des « escadrons » 100% masculins. Ils sont d’ailleurs représentés dans de nombreux manga et anime (parmi les plus admirables, citons ceux qui encourageaient les joueurs dans Olive & Tom… vu la taille des terrains et la durée des matches, c’était héroïque). Après, on ne va pas se mentir, la représentation des escadrons féminins est terriblement caricaturale et sexiste, tout comme aux USA…

Bref ! La culture du cheerleading n’est pas exclusivement américaine. On la retrouve donc au pays du manga et du Soleil Levant, ainsi qu’en Corée du Sud. Elle s’est aussi exportée en Chine et surtout au Canada, mais elle a beaucoup plus de mal en Europe. Pourtant, il existe des équipes en France. Pour expérimenter le CHEERLEADING & CHEERSPIRIT : MADE IN FRANCE, tu peux faire un tour du côté de Cheerleading France Blog ! Sinon, tu peux aussi t’installer devant ta TV avec un bon gros saladier de pop-corn et te lancer dans la saga Bring it on ! (American Girls en V.F). Le premier volet, avec Kirsten Dunst est généralement considéré par les américains comme le meilleur film de cheerleaders.

© Universal Pictures
Gabrielle

Plume du web à temps plein depuis 2010. Mon corps est rentré des USA depuis 2005, mais ma tête et mon coeur sont restés là-bas (c'est pas grave, je les retrouverai pendant les vacances !).

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